Sous un ciel de Normandie, une petite route de terre serpente entre les pommiers et les ruisseaux. Surnommée “le chemin des gallinacés” par les habitants, elle doit son nom aux volailles qui la traversent chaque matin pour picorer dans les prairies voisines. Les promeneurs y croisent des plumes colorées et écoutent le gloussement joyeux qui rythme le réveil de la campagne. Ce lieu paisible raconte la cohabitation harmonieuse entre l’homme et l’animal.
Au Cœur du Patrimoine Rural
Au milieu du deuxième kilomètre apparaît le fameux chicken road gravé sur une vieille pierre calcaire. Cette appellation anglo-normande rappelle l’histoire des fermières anglaises venues élever des poules rousses après la guerre. Chaque printemps, un festival rassemble éleveurs et gourmets autour d’une omelette géante cuite sur place. Le sentier devient alors une fête bariolée où les enfants courent après les poussins échappés.
Un Symbole de Résilience Paysanne
Malgré le bitume moderne à deux cents mètres, le chicken road reste volontairement non goudronné pour préserver les pattes délicates des poules. Des bancs en bois invitent à observer la vie des gallinacés picorant les vers de terre. Les anciens viennent y semer du maïs bio, perpétuant une tradition séculaire. Ce chemin modeste prouve que les petites routes peuvent incarner la mémoire vivante d’un territoire.